Onja et Jacques à AkamasoaJ'ai passé 15 jours pour trouver un centre d'accueil pour IMC à Tana en ce mois de novembre. J'ai visité différents lieux laiques et religieux mais personne n'était en mesure de prendre Onja.

Soit il n'y avait pas d'internat.

Soit les handicaps étaient trop lourds par rapport à celui d'Onja. Et oui, Onja est un cas un peu particulier chez les IMC. En effet, elle n'est pas du tout dans un état " légume", le cas de beaucoup d'IMC. Elle est pleine de vie, passe sa journée à rire, sourire et ses facultés affectives sont intactes. Elle reconnait la joie, la tristesse ...

Soit elle ne rentrait pas dans les critères d'âge. Un des endroits visités ne prenait pas les enfants au dela de 5 ans.

Bref, beaucoup de démarches toutefois avec un succès que je vais vous relater dans le papier suivant intitulé : Arrivée d'Onja  au centre la source.

Pourquoi j'ai pris l'initiative de séparer Onja de sa grand mère Perline à Akamasoa? 

Perline est une brave femme que je respecte beaucoup, elle a réussi en étant dans la rue à éviter la mort d'Onja, en lui assurant la survie pendant 8 ans. 

Sauf que depuis la prise en charge d'Onja par l'association SOA, ses opérations et soins médicaux en particulier la présence de Stonio, son kiné, 2 fois par semaine, elle devait avoir une hygiène de vie digne de ce nom : propreté et alimentation. Ce qui n'était pas le cas avec Perline. L'argent que SOA lui donnait toutes les semaines était utilisé à 10% pour l'alimentation d'Onja. Je ne sais même pas si on lui achetait un yogourt de temps à autre.

Ne parlons pas de la toilette et du lavage de ses vêtements, une véritable catastrophe !!! 

Toutes ces raisons m'ont poussé à trouver d'autres conditions de vie pour Onja. Vous pourrez voir en visionnant les videos associées qu'elle a grandi, grossi et fait des progrès de compréhension. Elle différencie bien le geste d'appeler quelqu'un et celui de dire au revoir par exemple.